Porte Ouverte au jardin Pouplier


Vous êtes chaleureusement invité(e)s à la première Porte Ouverte de l’année 2011 au Jardin Pouplier (jardin historique horticole aux Murs à pêches de Montreuil), qui aura pour thème cette année l’organisation de la lutte contre les ateliers du tram (qui feraient disparaître pour toujours une bonne partie du site - cultivé et cultivable - au profit du béton et de rails).

Venez nombreux nous soutenir et vous ressourcer dans ce magnifique paradis caché derrière les murs.

Ca germe en ville

Comme à Nantes Métropole, certaines agglomérations encouragent l’agriculture dans les zones péri-urbaines. Du coup, les légumes voyagent moins, les circuits de distribution sont plus courts et c'est plus écolo ! A quand des champs de betteraves dans nos immeubles ?
25.04.2011 | Luc Le Chatelier

Agriculture urbaine à Détroit, Etats-Unis. © Fondation de Greening

Robe claire, jolies cornes en guidon de vélo. La petite nantaise a de beaux yeux. Fier spécimen d'une race bovine rustique qui a failli disparaître face aux prim'holstein, charolaises et autres, elle broute, entre lotissements, voies rapides et aéroport, une prairie regagnée sur d'anciennes friches. Grâce à de l'argent public. En effet, l'agglomération de Nantes Métropole, qui réunit 24 communes, mène depuis une dizaine d'années une politique très volontariste de ­défense de l'agriculture périurbaine. Ici, la mairie de Bouguenais a acquis et rénové la ferme des Neuf-Journaux, sans successeur lors du départ à la retraite de son dernier exploitant, tandis que la métropole investissait dans le défrichage de dizaines d'hectares alentour, afin de permettre l'installation de deux jeunes éleveurs et de leurs troupeaux : soixante laitières et cinquante allaitantes... du genre petite nantaise.

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Maraîchage La protection des espaces agricoles de la vallée des Jalles fait débat

Préserver l'activité des maraîchers en périphérie de Bordeaux. C'est l'objectif du Périmètre de protection des espaces naturels et agricoles périurbains (PEANP) que souhaite mettre en place le conseil général de la Gironde.
27.04.2011 | Marion Guillot | 20minutes.fr

Une enquête publique
Ce périmètre s'étendrait sur la zone maraîchère des communes d'Eysines, Blanquefort, Bruges, le Haillan et le Taillan-Médoc, soit 560 hectares. Depuis hier, ce projet fait l'objet d'une enquête publique dans les communes concernées, où les habitants sont invités à donner leur avis. En favorisant la préemption par les communes, le PEANP permettrait de faire barrage à l'urbanisation aux portes de Bordeaux, où une quinzaine de maraîchers sont encore en activité. Ce texte incite également les professionnels à rénover leurs exploitations, situées en zones inondables. « Le PEANP s'inscrit dans une démarche globale et volontariste de soutien aux circuits courts », souligne Christine Bost, conseillère générale et maire PS d'Eysines. « Pour soutenir la filière, une formation aux métiers du maraîchage a même été créée il y a un an et demi, au sein du lycée agricole de Blanquefort », ajoute-t-elle. Avec le potentiel de consommateurs sur l'agglomération bordelaise, les maraîchers des Jalles commencent à s'ouvrir au public : à travers les Amap (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) et par le biais de la vente directe sur leurs exploitations.

Cultures en transition



Bande annonce du film documentaire "Cultures en transition" témoignant de la transition agroécologique en cours. Comment se réorganiser pour préparer nos champs et de nos villes au doublé défi du changement climatique et de pic pétrolier?

Pétition: oui au tram, non aux ateliers de maintenance !

A Montreuil, la RATP envisage de créer un atelier de maintenance sur le futur tronçon du tramway T1, dans le site patrimonial des murs à pêches de Montreuil.

Les ateliers de maintenance du tramway n’ont pas leur place au cœur du site des murs à pêches.

La perspective de l’implantation de cette structure va à l’encontre de la volonté des habitants, usagers et associations. Jouissant d’un fabuleux écho médiatique dû à son glorieux passé, le quartier suscite un fort intérêt de nombreuses personnalités et de plus d’un millier de personnes pour ce qu’il porte en germe.

Les habitants, usagers et associations locales défendent la mise en œuvre d’un projet agriurbain* d’envergure sur le site, et en conséquence la sauvegarde de ces terres cultivables et de ce paysage unique constitutifs du patrimoine horticole montreuillois.

Les ateliers du tramway viendraient dénaturer le site des murs à pêches, alors que celui-ci est destiné à devenir un emblème de l’agriculture urbaine, un lieu touristique naturel et patrimonial d’exception, et le cœur identitaire des « Hauts de Montreuil ».

Les habitants, usagers et associations locales demandent donc que soit recherché un emplacement hors du site patrimonial des Murs à Pêches pour l'installation de ces ateliers.

Oui au tram, non aux ateliers de maintenance !

* Projet agriurbain ou agriculture urbaine : s’appuyer sur les usages agricoles pour réaliser des projets d’ordre économique, social, environnemental, culturel et pédagogique en synergie.