Pour une riposte citoyenne contre les projets de bétonnage dans les Murs à Pêches

Montreuil Environnement s'associe au "Collectif d'habitants, de citoyens et d'associations contre le bétonnage des Murs à Pêches" pour dénoncer la surenchère de projets, et en particulier le collège, qui s’apprêtent à faire disparaitre définitivement des pans entiers du patrimoine montreuillois.


Le dépôt du permis de construire est pour début avril 2012,
nous devons nous mobiliser immédiatement !

Rendez-vous le 19 mars à 20H00
à l’école Danton

lors de la première et unique présentation publique
du projet de collège déjà bouclé

Organisons une manifestation populaire massive in-situ
dans les semaines qui viennent !

Sur les collèges en PPP, lire l'article du Parisien: pour un parachutage, c'est un parachutage ! Mais parfois, un parachutage mène au crash...

Les femmes de Montreuil Environnement en haut de l'affiche

AG de Montreuil Environnement - lundi 26 mars à 20h - salle Marcel Cachin

Chère adhérente, cher adhérent, chers sympathisants et amis,

Nous vous convions à l'assemblée générale de l'association Montreuil Environnement qui aura lieu le lundi 26 mars prochain à 20h, dans la salle Marcel Cachin, à l'angle du boulevard A. Briand et de l'avenue P. Signac.

En 2011, l'association Montreuil Environnement a conforté son position d'acteur incontournable dans les réflexions sur l'aménagement du quartier des Murs à Pêches. Nous avons prouvé une nouvelle fois que nous sommes une force de proposition légitime, représentant largement les riverains du quartier et les acteurs investis pour la préservation des terres agricoles. En particulier, nous avons participé aux réunions, travaux et rencontres organisés dans le cadre de la Fabrique, plate-forme de concertation pour le projet des Hauts de Montreuil.

Au niveau du territoire montreuillois dans son ensemble, l'opération Plantez Partagez, initiée pendant la Voie est Libre en septembre 2011, a connu et connait toujours un vif succès. Après avoir conquis de nombreux habitants, ce sont les écoles, centres de loisirs et jardins partagés qui sont aussi rentrés dans la toile de ce réseau social des cultivateurs urbains de la ville.

Cependant, plusieurs (mauvais) présages se sont aussi confirmés: l'arrivée des ateliers du tramway, d'un collège, d'un EHPAD... dans les Murs à Pêches, autant d'équipements qui bétonneraient de nombreuses parcelles encore préservées, réduisant de façon importante la surface totale disponible pour un projet global ambitieux que nous appelons de nos vœux depuis la création de l'association il y a plus de 5 ans. Nous avons coordonné l'opposition à l'implantation des ateliers du tram, à laquelle de nombreuses associations et habitants se sont associés, malheureusement sans succès jusqu'à aujourd'hui.

En 2012, plus que jamais, nous aurons besoin de vous pour poursuivre ces actions, peser davantage encore dans les décisions et conforter les dynamiques initiées. Nous vous remercions donc grandement pour le soutien que vous nous avez apporté en 2011 et que vous ne manquerez pas de renouveler, nous l'espérons, en 2012 (par exemple, en renouvelant votre adhésion pour 2012).

Pour bien commencer l'année, rendez-vous donc le 26 mars. Si vous en avez la possibilité, apportez quelque chose à grignoter ou boire que nous pourrons partager. Merci de nous confirmer votre présence.

Salutations,


Véro, Cathy, Olivier...
et toute l'équipe de Montreuil Environnement

Préconisations (forcées) de Montreuil Environnement pour les ateliers du tram

Montreuil Environnement considère que les ateliers du tramway n'ont pas leur place dans les Murs à Pêches, indépendamment de la qualité du traitement environnemental de l'équipement.

Néanmoins, comme le bon sens ne semble pas l'emporter, notre association demande a minima que les préconisations suivantes soient intégrées dans le cahier des charges à remettre à la RATP pour le concours d'architectes, afin que les nuisances créées par l'équipement sur le patrimoine architectural et culturel et l'environnement soient aussi limitées que possible.

  • Les activités industrielles et agricoles sont a priori incompatibles. Le projet doit être innovant, porteur d'une image et de pratiques positives : les usages agricoles environnants devront être intégrés comme base principale de la conception et de l'aménagement du Site de Remisage et de Maintenance (SMR) - et non l'inverse.
  • L'aménagement du SMR ne devra pas ruiner la qualité du paysage, notamment appréhendé depuis une plateforme en surplomb, telle le toit de Mozinor.
  • Le bâtiment doit être conçu dans le respect du bâti patrimonial à vocation horticole du site: les façades des bâtiments ne seront évidemment pas traitées avec le vulgaire bardage métallique habituel, par exemple.
  • Les clôtures ne doivent pas être grillagées mais bâties avec des murs ayant les mêmes caractéristiques visuelles que les Murs à pêches, voire de nouveaux murs érigés selon les pratiques patrimoniales (afin de mettre en pratique les acquis du chantier de restauration réalisé par la ville).
  • Le long du fuseau du passage du tramway, des costières seront aménagées et plantées (fruitiers et fleurs), de manière à ce que le paysage s'imposant aux voyageurs ne soit pas celui d'une zone industrielle, mais bien celui des Murs à Pêches.
  • Les toitures et les espaces extérieurs seront végétalisés avec des variétés cultivables (à définir) ou apportant une plus-value au projet agricole (variétés mellifères...).
  • Les voies d'accès au SMR seront plantées non pas de gazon mais de prairie.
  • Etc...
Par souci de cohérence dans l'aménagement global du site des Murs à Pêches, les cabinets Coloco et Madec devront pouvoir intervenir pendant les différentes phases clefs de la définition du projet de SMR. Le cabinet Coloco aura la charge de la sélection des végétaux.

Ces préconisations faites, si quelques spect'acteurs du film Tous au Larzac se sentent motivés par la mise en culture de quelques parcelles bien senties, qu'ils nous contactent...

Discours de Michel Riottot, président d'IDFE, au 36ème Congrès de FNE

Montreuil Environnement a participé au 36ème Congrès de France Nature Environnement, fédération dont notre association fait partie, qui a lieu le samedi 28 janvier 2012 à Montreuil.


A cette occasion, Michel Riottot, Président d'Ile-de-France Environnement, a prononcé un discours d'accueil dont nous reproduisons ci-dessous la première partie.

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Chers amis,

Le président d'Ile de France Environnement est heureux de vous accueillir dans sa région et remercie France Nature Environnement, notre mouvement national, de nous donner cette opportunité. Je voudrais tout particulièrement remercier madame Dominique Voynet, maire de Montreuil de nous accueillir dans sa ville en plein renouveau. Ville de longue tradition d’excellence horticole pendant plus de 4 siècles, Montreuil symbolise bien la manière dont l'agglomération parisienne s'est construite ces dernières décennies.

A Montreuil, nous sommes dans une des villes emblématiques du développement parisien. Montreuil-sous-bois était une commune rurale, maraîchère et arboricole, grenier de Paris fournissant en fruits et légumes de qualité les plus grandes tables de Paris mais aussi d'Europe. Les pêches marquées de Montreuil (grosse mignonne, téton de vénus...) étaient appréciées à la cour de Versailles, à celle de Saint Pétersbourg et aussi à celle de Berlin du 17ème au début du 20ème siècle. Je salue d'ailleurs ici la Société Régionale d'Horticulture de Montreuil qui nous fait l'honneur d'être avec nous aujourd'hui et tient un stand dans notre village. L’Est Parisien et plus des 2/3 des communes étaient consacrées à ces productions (tout le monde connaît aussi la Belle de Fontenay, pomme de terre produite dans la commune voisine), ouvriers et paysans y ont co-existés pendant des décennies. Mais l'urbanisation en a dévoré plus de 90%... Montreuil est maintenant une des villes les plus peuplées de la petite couronne avec près de 103 000 habitants sur 890 ha.

Cet exemple illustre le développement volontariste de la capitale au cours de la dernière partie du XXème siècle, et nous pose de nombreuses questions d’ordre environnemental et d’aménagement du territoire : comment nourrir une mégapole sans terres agricoles de proximité ?